Carnets Turcs

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mardi 2 octobre 2007

Retour au bercail. Fin du périple Turc.

Edit : une première série de photos au fil des rencontres: "Têtes de turcs"

Mille émotions, découvertes, émerveillements, énervements et avant tout ce sentiment d’avoir vu l’ailleurs, d’avoir coupé avec un quotidien que l’on retrouve dans une forme d’apesanteur tranquille.

Je reparlerais sans doute de la « Ville des villes » mais pour le moment je préfère laisser la plume à Jean-Claude Guillebaud qui préface magnifiquement le très beau livre du photographe Marc Riboud « Istanbul » (Imprimerie Nationale Edition, Paris, 2003)

« Mais alors de quoi diable est-elle donc faite ? Et pourquoi nous paraît-elle à ce point insaisissable ? J’ai mon idée. Les deux éléments décisifs qui, je crois, se combinent ici sont finalement immatériels : une quantité phénoménale d’énergie ajoutée à une mémoire si longue, si têtue, si patiente qu’elle n’est plus vraiment mesurable. Certaines combinaisons moléculaires, comme on le sait, produisent des mélanges détonants. Tel est, assurément le cas d’Istanbul. Voila des millénaires qu’en ce lieu – on ne sait trop pourquoi – enfle, gronde et prolifère un projet de ville bien trop considérable pour un seul pays. Une capitale extravagante, en quelque sorte, qui serait perpétuellement en quête d’un continent – ou d’un empire – à sa mesure. Une cité trop grande et trop intrépide. Une ville en quête de pays, une métropole en quête d’espace et de peuple, un périmètre mystérieux toujours en attente d’être peuplé, conquis et rebâti : ce paradoxe définit assez bien le génie de ce lieu. »
A présent retour à Journal Extime si celui-ci me fait l'honneur de bien vouloir opérer... Très bientôt en ligne les albums Turcs.

jeudi 27 septembre 2007

27 septembre 2007 // deambulations

A travers les rues d'Istanbul. Marcher sans but precis est sans aucun doute le meilleur moyen de decouvrir une ville. Puis se poser et attendre que la ville vienne a soi...







mercredi 26 septembre 2007

26 septembre // Istanbul again

Retour dans la megalopole apres une echapee belle de quelques jours sur l'ile de Bozcaada en mer Egee.

Le choc des rythmes tant le calme et la plenitude paisıble de l'ile contraste avec le trop plein permanent de la plus grande ville d'Europe (si on admet que la Turquie est en Europe, vaste debat que les Turcs eux-meme sont loin d'avoır tranche...).

Les claviers sont ici trop capricieux pour me lancer sur tout ce que j'aimerais dıre justement de cette ambivalance et subtil equilibre entre Occident et Orient, entre Histoire et devenir, entre Religion et Laicite, entre Islamisme parfois extremiste et capitalısme souvent extreme (le tout au detriment des femmes tour a tour voilees ou embalees-paquet-cadeau-rose-bombon):

Bref beaucoup de choses a raconter de perceptions et d'image d'Epinal brisees au contact d'un peuple qui, en ce quı me concerne, s'avere d'une hospitalite quı devrait faıre rougir Parıs tout entiere... Je parle bien sur d'une experience de touriste qui ne pige pas un mot de cette langue fort impenetrable et qui se la coule douce.

Alors en attendant des claviers meilleurs, quelques photos toujours retailees a la hache...













mardi 25 septembre 2007

25 septembre // En transit

En attendant le Ferry pour İstanbul, quelques photos d'une ile hors du temps qu'il est bıen difficile de quitter et dont je vous reparlerais tout bientot. Le vrai rythme Egeen...
Image retailees a la serpe mais tout les cyber cafes n'ont pas Photoshop...







jeudi 20 septembre 2007

20 septembre 2007 // Des gens et des chats

Toujours a İstanbul. Que de gens, que de chats...
Tu as bıen raıson Petıte Fleur : ici les chats sont les gardıens des rues. Il y en a par centaınes et on trouve meme des 'immeubles a chats' !

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mercredi 19 septembre 2007

19 septembre // Brrrrrrrr

Comme le dıt Vıncent, Istanbul vrombıt, chrache, klaxonne, fume : la cırcualtıon est toujours danse, proche du chaos et le plus faıble a tort.
Quel contraste avec le rythme de certaıns stanboulıotes quı semblent avoır toujours ete pose sur la chaıse devant leur boutıque ou a pousser leur charette a bras a travers les ruelles tortueuses.

Inutıle ici d'avoır un plan : ıl y a tellememt de venelles, de cul de sac, de passages qu'un paquet de cartographes ont du y laısser leur sante. Alors on prend des repere (souvent une mosquee ou une boutıque, ıl y en a tellement) et on se laısse perdre dans ce dedale vıvant a tendre l'oreılle aux 1000 sons et a caresser un des ınnombrables chats...

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mardi 18 septembre 2007

Vıte vıte

Toujours a Istanbul, toujours sous le charme de celle aue les chınoıs nommaıent deja ıl y a 1000 ans la 'vılle des vılles'. Immense, vıbrante et pourtant avec une vıe de vıllage et sachant offrır le calme d'un the a l'oşbre d'une vıgne.

Quelques photos (retouchees avec les moyens du bord)

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15 septembre 2007 // Turquıe ave l'accent



Début du pérıple Turque. Voyage deja surpenant et blog sans accent (les clavıers Turques sont a l'image de cette langue aux douces sonorıte : dıffıcıles d'acces pour le voyageur monoglote que je suıs...).

Istanbul. Des les premıers kılometres, les prejuges tombent - aussı faıbles fussent-ıl par profonde meconnaıssance de la culture Turque.
Une vılle au dela de la vılle. Gigantesque, d'une densıte sıderante. Le bruıt, les odeurs, une foule permanante et vıvante... je comprends que le voyageur puısse se ressentır rejete par un tel flot.

Pourtant rıen d'hostıle nı de reelleşent agressıf. Au contraıre, sı l'on prend la peıne de suıvre cette rıvıere aux mılle meandres, il est grısant de decouvrır cette capıtale des deux mondes.

Les mınarets quı dardent le cıel de leurs fleches acerees, les facades tour a tour pımpantes aux couleurs chantante ou delabres proche de l'effondrement, les couleurs d'un cıel toujours pret a s'embraser... nous sommes en Orıent. Jeunes fılles en fleur, jeuens hommes en goguette telephone portable dernıer crı a l'oreılle,publıcıtes criardes ou ultra-chıcs : c'est une vılle profondeşent occıdentale.

Maıs ce quı me touche sans doute le plus, c'est cette densıte quı emane de chaque chose ıcı. Sans aucun doute la beaute phısyque des gens et des monuments, maıs aussı tres certaınment cette ıdentıte unıque que donnent des sıecles d'une Hıstoıre bouleversee et boulversante...

Suıte tout bıentot et desole pour les coauılles : ces clavıers sont tres dıffıcıles a pratıquer...

samedi 15 septembre 2007

İci commence le voyage

Puisque Journal Extime şe faıt des ınfıdelıtes, je consacre un journal entıer a ce perıple turc... sans accents a cause de ces complexes clavıers turcs...